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Deux adolescents de 16 et 18 ans avaient été pendus à Mashad (Iran) le 19 juillet dernier pour cause d'homosexualité.
Aujourd'hui, plusieurs hommes risquent la pendaison pour la même raison, étant accusés de "crimes immoraux" lors d'une opération de "moralisation".
Le terme général et flou de "crimes immoraux" porte sur la même échelle viols, blasphèmes, adultère, et homosexualité. Un amalgame qui prouve en lui-même l'importance de la religion dans cet Etat et sur les décisions de justice qui y sont prises. Car qui d'autre que la morale religieuse peut mettre au même niveau un viol et un blasphème ?
D'ailleurs, une opération de "moralisation" n'est-elle pas une manière d'imposer par la force cette même morale religieuse ?
Depuis l’établissement de la république islamique en 1979, les lois iraniennes se basent sur une interprétation particulière de la Charia (code de conduite musulman), toutes les relations sexuelles ayant lieu à l'extérieur du traditionnel mariage hétérosexuel étant illégales, sans distinction aucune entre les relations consenties ou non consenties. D'où l'amalgame des "crimes immoraux".
Le concept d'orientation sexuelle n'est d'ailleurs pas reconnu en Iran, l'homosexualité étant considérée comme une violation de la volonté suprême de Dieu. Une dépénalisation de l'homosexualité iranienne semble donc impossible en l'état actuel des choses, l'Etat (et donc la justice) et la religion étant très — trop — fortement imbriqués.
Les relations homosexuelles sont donc considérées comme un crime, dont la peine maximale peut être la mort. Les questions de l'homosexualité et des peines associées sont traitées par les articles 108 à 140 du code pénal iranien.
La Cour européenne des droits de l'homme, dans un arrêt du 31 juillet 2001 (Refah Partisi c. Turquie), a fait « observer l’incompatibilité des règles de la charia avec le régime démocratique », insistant sur le fait que « pour la Cour constitutionnelle, la charia serait l’antithèse de la démocratie, dans la mesure où elle se fonde sur des valeurs dogmatiques et est le contraire de la suprématie de la raison, des conceptions de la liberté, de l’indépendance, ou de l’idéal de l’humanité développé à la lumière de la science ».
L'Iran ne possède aucune législation en matière de droit civil prohibant la discrimination basée sur l'orientation sexuelle.
De plus, la censure iranienne est très importante, la mention de l'homosexualité étant interdite en société autant que dans la presse (sauf si elle est négative), et la formation d'aucun parti politique plaidant la cause homosexuelle n'étant tolérée.
Des mesures ne pourraient-elles pas être prises au niveau du droit international, afin de faire respecter les Droits de l'Homme en Iran ?
Il faut rappeler enfin que 9 pays condamnent encore aujourd'hui l’homosexualité à la peine capitale : l'Iran, l'Arabie Saoudite, l'Afghanistan, la Mauritanie, le Soudan, le Nigeria, le Yémen, le Pakistan, ainsi que les Emirats Arabes Unis.
(Source principale : Wikipédia).
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