Dimanche 9 septembre 2007
par Rouille Encagée publié dans : Autres
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Lundi 20 août 2007
par Rouille Encagée publié dans : Actualité
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Mardi 24 juillet 2007
        Je discutais de religion avec un ami quand celui, dans un excès de colère contre celle-ci, me dit qu'il manque de la laïcité. Je venais de lui montrer une encyclopédie catholique en ligne sur internet. Il est bien entendu favorable à la laïcité de la République mais veut "aller plus loin", l'étendre plus largement.
        Mais faisons un petit retour en arrière : il m'avait dit plus tôt qu'il souhaiterait que des laïcs soient placés dans les religions. Le problème est que mettre des laïcs au sein de la religion est liberticide : la liberté de religion est tuée, ou, tout du moins, partiellement anéantie. Imaginez la tête du croyant, de l'autre côté ... Si nous voulons agir contre la religion, nous ne pouvons que le faire en négatif : autrement dit, quand c'est elle qui empiète sur la laïcité. Mais nous ne pouvons pas empiéter, par la laïcité, dans tous les domaines, sur la religion ; sinon ce seraient les laïcs qui tueraient la liberté. On ne peut qu'agir en négatif contre la religion pour préserver la liberté ; agir en positif, c'est être liberticide.
        Mais revenons-en au sujet initial, c'est-à-dire à une laïcisation totale, ou, pour être plus précis, d'internet (car nous parlions d'internet mais il entendait la chose de manière beaucoup plus générale). Voici ma réponse : internet n'a pas à être laïc, il appartient au domaine du privé (on est responsable de nos recherches). Si la laïcité est omniprésente, alors la liberté est dissoute. C'est aux gens qui surfent - et plus généralement qui sont confrontés à la réalité dans la vie de tous les jours - d'être responsable, c'est à eux de penser, d'être sceptique, voire incrédule.
        Une laïcité qui irait trop loin aurait des effets pervers. Car à force de vouloir aseptiser l'environnement des gens avec une laïcité omniprésente, d'une la liberté individuelle sera dissoute, et de deux, les gens sauront encore moins être sceptique puisqu'il n'y a aucun danger, puisque la laïcisation aura fait le ménage ; celle-ci doit être limitée à ce qui concerne l'Etat, l'école, et toutes les branches de l'État en général afin que l'État soit bien séparé des Églises. La laïcisation extrême, c'est faire de plus résistants moutons de Panurge, c'est renforcer la crédulité naturelle.
        Il faut que les gens soient responsables plutôt que de tout vouloir aseptiser car ça ne serait pas chercher la solution du bon côté : ce serait préférer la paresse intellectuelle ; ce serait se tirer une balle dans le pied (ou la tête ?).


        Rouille Encagée - http://ideotheque.free.fr
par Rouille Encagée publié dans : Esprit-critique
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Jeudi 12 juillet 2007

        Deux adolescents de 16 et 18 ans avaient été pendus à Mashad (Iran) le 19 juillet dernier pour cause d'homosexualité.

        Aujourd'hui, plusieurs hommes risquent la pendaison pour la même raison, étant accusés de "crimes immoraux" lors d'une opération de "moralisation".

        Le terme général et flou de "crimes immoraux" porte sur la même échelle viols, blasphèmes, adultère, et homosexualité. Un amalgame qui prouve en lui-même l'importance de la religion dans cet Etat et sur les décisions de justice qui y sont prises. Car qui d'autre que la morale religieuse peut mettre au même niveau un viol et un blasphème ?

        D'ailleurs, une opération de "moralisation" n'est-elle pas une manière d'imposer par la force cette même morale religieuse ?

        Depuis l’établissement de la république islamique en 1979, les lois iraniennes se basent sur une interprétation particulière de la Charia (code de conduite musulman), toutes les relations sexuelles ayant lieu à l'extérieur du traditionnel mariage hétérosexuel étant illégales, sans distinction aucune entre les relations consenties ou non consenties. D'où l'amalgame des "crimes immoraux".

        Le concept d'orientation sexuelle n'est d'ailleurs pas reconnu en Iran, l'homosexualité étant considérée comme une violation de la volonté suprême de Dieu. Une dépénalisation de l'homosexualité iranienne semble donc impossible en l'état actuel des choses, l'Etat (et donc la justice) et la religion étant très — trop — fortement imbriqués.

        Les relations homosexuelles sont donc considérées comme un crime, dont la peine maximale peut être la mort. Les questions de l'homosexualité et des peines associées sont traitées par les articles 108 à 140 du code pénal iranien.

        La Cour européenne des droits de l'homme, dans un arrêt du 31 juillet 2001 (Refah Partisi c. Turquie), a fait « observer l’incompatibilité des règles de la charia avec le régime démocratique », insistant sur le fait que « pour la Cour constitutionnelle, la charia serait l’antithèse de la démocratie, dans la mesure où elle se fonde sur des valeurs dogmatiques et est le contraire de la suprématie de la raison, des conceptions de la liberté, de l’indépendance, ou de l’idéal de l’humanité développé à la lumière de la science ».

        L'Iran ne possède aucune législation en matière de droit civil prohibant la discrimination basée sur l'orientation sexuelle.

        De plus, la censure iranienne est très importante, la mention de l'homosexualité étant interdite en société autant que dans la presse (sauf si elle est négative), et la formation d'aucun parti politique plaidant la cause homosexuelle n'étant tolérée.

        Des mesures ne pourraient-elles pas être prises au niveau du droit international, afin de faire respecter les Droits de l'Homme en Iran ?

        Il faut rappeler enfin que 9 pays condamnent encore aujourd'hui l’homosexualité à la peine capitale : l'Iran, l'Arabie Saoudite, l'Afghanistan, la Mauritanie, le Soudan, le Nigeria, le Yémen, le Pakistan, ainsi que les Emirats Arabes Unis.

        (Source principale : Wikipédia).


        Papillon-philosophique
par Papillon-philosophique publié dans : Actualité
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Samedi 7 juillet 2007

Quand un pianiste fait communion avec son instrument...

Chaconne de Bach en d mineur (initialement pour violon — et c'est sublime !) réécrite par Busoni.
par Rouille Encagée publié dans : Art
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Mardi 3 juillet 2007
        Le Président de la République, Monsieur Nicolas Sarkozy, a annoncé dans une interview diffusée sur TF1 (interview réalisée par Patrick Poivre d'Arvor). Le Président nous fait part de son désir de pouvoir communiquer en face à face avec les députés de l'Assemblée Nationale. En fait, pour pouvoir communiquer avec ceux-ci, la procédure veut que le Président face passer un mot qui sera ensuite lu devant l'Assemblée, ne faisant ensuite pas suite à débat.
        Nicolas Sarkozy voudrait supprimer cette procédure qui n'est selon lui dépassée. Il souhaiterai que le Président de la République puisse faire des rapports à l'Assemblée Nationale, donc s'adresser directement à eux. Or l'Assemblée Nationale est le seul endroit où le Président de la République a interdiction de se rendre. Et pourquoi ? Pour la pérénité de la séparation des pouvoirs.
        Hé oui, car il est plus difficile de faire pression avec un morceau de papier qu'avec une présence physique ...
        Petit problème : la majorité à l'Assemblée nationale n'est pas suffisante (il faut 3/5 si ma mémoire est bonne) pour pouvoir voter une modification de la Constitution (car la procédure dont nous parlons est dans la Constitution) à elle seule. Nicolas Sarkozy compte donc inviter les autres groupes de l'Assemblée afin de leur démontrer le bien fondé de son idée et de les ralier à lui.
        Je ne suis pas en train d'accuser le Président de la République de volonté de dissoudre la séparation des pouvoirs. Je ne fais que constater. Je ne suis pas en mesure de savoir si ce geste est de bonne ou de mauvaise intention, si ce geste veut dissoudre la séparation des pouvoirs ou tout simplement moderniser le système sans aucune arrière pensée et en oubliant que cela froisserait la séparation. J'espère bien que des personnes le lui feront remarquer et qu'il reculera donc pour faire une république "irréprochable" comme il le dit lui-même. Dans le cas contraire, espérons que les autres groupes de l'Assemblée nationale ne se fassent pas berner et n'oublient pas la séparation des pouvoirs. Car celle-ci étant devenue tellement naturellement qu'on a tendance à l'oublier et donc à oublier aussi de la défendre ...

        Rouille Encagée - http://ideotheque.free.fr
par Rouille Encagée publié dans : Politique
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Dimanche 1 juillet 2007
        Voici le résultat du sondage qui était présent sur l'ancien blog :

L'enseignement de la philosophie devrait commencer, selon vous :
  • dès la seconde (avec peu d'heures) 9 votes (30%)
  • dès la première (avec peu d'heures) 6 votes (20%)
  • en terminale (cas actuel et avec le même nombre d'heures) 1 vote (4%)
  • la philosophie ne devrait pas être enseignée 3 votes (10%)
  • ne se sait pas / ne se prononce pas 12 votes (39%)
Nombre de votants : 31   

Le nombre de votant est bas, je vous l'accorde ; cela donne donc une valeur très relative aux résultats.


        Je me demande pourquoi l'enseignement de la philosophie arrive si tard dans la scolarité. L'enseigner en terminale et avoir la même année une épreuve de baccalauréat (qui n'est pas des plus faciles) me paraît assez absurde ... En un an tout le programme n'est pas assimilabe quand on voit la taille de celui-ci. En plus, je ne suis pas certain qu'une année suffise afin de s'entraîner réellement pour l'épreuve du baccalauréat (sachant qu'il faut choisir entre une dissertation ou une explication de texte).
        Pourquoi ne pas enseigner la philosophie dès le collège ? L'idée peut paraître étrange, irréaliste ("ce ne sont que des gamins"). Cependant, au collège, les enfants sont moins ancrés dans leurs préjugés qu'en terminale ou le "mal" — si je puis dire — est déjà fait. En enseignant la matière à leur niveau — car bien sûr qu'on ne leur ferait pas des cours d'université ! — et en cherchant à exciter leur curiosité et leur capaciter à se questionner et à penser, les résultats seraient probablement intéressant. Il y aurait probablement moins de préjugés de la part des futurs adultes (ayant eu ces cours dès le jeune âge) sur la philosophie comme le fameux "prise de tête", ou "c'est élitiste", etc.
        Oui, j'accuse le système éducatif français qui ne donne pas sa place à sa juste mesure à la philosophie.
Peut-être car savoir penser serait dangereux à trop de personnes d'influence ? Car se poser trop de questions créerait des risques ?
        Certaines professeurs parlent de mettre deux professeurs dans une classe : un de la matière, l'autre de philosophie afin de faire les rapprochements entre les deux matières. Je ne sais pas si c'est, en pratique, facilement réalisable mais l'idée pourraît être intéressante. En mathématiques, on pourrait parler de Thalès par exemple, car en dehors de son fameux théorème, ce n'est pas en cours que l'on apprend bien grand chose sur lui (et attention où tu mets tes pieds, Thalès !).
        Mais sans en arriver à faire un double enseignement, il me semble que l'enseignement de la philosophie, dès la seconde, au moins, serait une bonne chose, d'une part pour le développement personnel de l'élève — n'est-ce pas le plus important et le but de l'éducation ? — et mieux le préparer pour l'épreuve du baccalauréat où les résultats ne sont pas toujours brillants ... A qui la faute ? Aux élèves ? En partie, certes, mais pas seulement. Car bien qu'on ne puisse pas totalement les dédouaner de leur responsabilité, ils sont aussi victimes d'un système éducatif.

Rouille Encagée - http://ideotheque.free.fr
par Rouille Encagée publié dans : Actualité
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Jeudi 28 juin 2007
        Bonjour,

        Ce blog est la suite d'un précédent blog qui était hébergé sur le site même de l'idéothèque. Mais suite à des problèmes techniques et devant nous sécurisons, j'ai décidé de venir sur over-blog. Ainsi, ce blog est la suite de l'idéoblog.

        Qu'est-ce que l'idéoblog ? Un weblog composé de plusieurs contributeurs (pourquoi ce serait toujours la même personne qui parlerait ?!) et qui parle de l'actualité, d'art, de science, de philosophie, etc., etc..

        Nous espérons que ce blog vous intéressera, vous ouvrira vers d'autres horizons ... En attendant, je vous souhaite une bonne lecture des futurs billets.

        A bientôt,

        Rouille Encagée - http://ideotheque.free.fr
par Rouille Encagée
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